Article 110

Les pratiques commerciales relatives aux médicaments et aux autres produits vendus en pharmacie ne peuvent être menées que dans le respect de la santé publique et dans l’intérêt du patient.
Le pharmacien privilégie une pratique adaptée au produit concerné, en tenant compte des risques éventuels de mauvais usage de celui-ci et de son innocuité.
Les pratiques commerciales ne peuvent pousser à la surconsommation de médicaments ou de produits présentant un risque pour la santé.

Comme évoqué dans les remarques générales (voir l’objectif de la partie 13), certains produits autres que des médicaments vendus en pharmacie ne sont pas anodins et présentent des risques pour la santé. Ils méritent donc une attention accrue de la part du pharmacien : proposer par exemple une troisième tétine gratuite à l’achat de deux n’aura pas la même portée que la même action s’agissant de levure de riz rouge, un complément alimentaire pouvant avoir de graves effets secondaires pour la santé ; une simple réduction ou une autre action ne portant pas sur les quantités offertes pourra par contre être appliquée à ce deuxième produit. Le pharmacien doit donc adapter ses initiatives commerciales en fonction du produit visé.

En tout état de cause, le pharmacien doit veiller à remplir sa mission légale qui lui impose de ne pas pousser à la surconsommation de médicaments, une mission qu’il se doit d’étendre à tout produit présentant un risque pour la santé.