Cet article visait à l’origine à éviter la présence de pharmacies dans des complexes commerciaux. Dans la réalité actuelle, cette exigence n’était plus pertinente et devait donc être revue. Cela ne signifie pas pour autant que le pharmacien ne doit plus porter aucun soin au choix de la localisation de sa pharmacie. Celle-ci demeure en effet un lieu particulier puisque lié à la santé publique et il ne peut être porté atteinte à cette spécificité par un choix d’implantation inconsidéré.
La nouvelle formulation de cette disposition prend également en considération la possibilité que la pharmacie puisse compter plusieurs entrées, y compris des entrées ouvrant sur d’autres espaces, de et vers lesquels les patients peuvent librement circuler pendant les heures d’ouverture de la pharmacie. Si ceci ne peut être interdit, le pharmacien doit choisir avec prudence l’espace vers lequel une voie d’accès à la pharmacie serait ouverte, afin de préserver le sérieux, la crédibilité et la spécificité, liée à la dispensation de soins, de la pharmacie. En tout état de cause, toutes les voies d’accès doivent pouvoir être hermétiquement fermées, tout en assurant l’accessibilité directe, aisée et garantie, sans obstacles majeurs, de la pharmacie pendant le service de garde.
Concernant l’accessibilité pendant le service de garde, le pharmacien n’a pas l’obligation de tenir sa pharmacie ouverte et peut décider, pour des raisons de sécurité, de servir les patients au travers d’un guichet avec parlophone/vidéophone. Par ailleurs, l’Ordre des pharmaciens recommande au pharmacien d’annoncer clairement les modalités de paiement disponibles pendant les services de garde (cash, bancontact, sans contact…).