Dans une affaire où un patient s’était fait prescrire du Dafalgan codéine et de l’Alprazolam, un pharmacien a dépassé pendant plus d’un an la posologie initialement indiquée par le prescripteur et les doses maximales autorisées pour le Dafalgan codéine. Le Conseil d’appel l’a condamné à une suspension du droit d’exercer l’art pharmaceutique pendant une période de huit jours pour ne pas s’être opposé à une surconsommation en présence d’automédication. Il a en effet indiqué que, par son comportement, le pharmacien avait contribué à une délivrance abusive et anarchique de médicaments et que l’information qu’il avait fournie au patient sur le risque d’abus d’antidouleurs importait peu dès lors qu’il avait accepté que des quantités de médicaments excessives lui soient délivrées. Ce faisant, le pharmacien n’avait pas veillé au bien-être du patient.